La démarche

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3 questions à Corinne Aubert et Alain Tallon

Corinne Aubert et Alain Tallon ont été élus respectivement doyenne et doyen de la faculté des Sciences et Ingénierie et de la faculté des Lettres, le 12 décembre dernier. Leurs mandats débuteront officiellement le 1er janvier 2018. Bruno Riou, doyen de la faculté de Médecine, élu en février 2015, poursuit son mandat de cinq ans.

Comment concevez-vous votre rôle de doyenne et doyen de faculté ?

Alain Tallon. Mon rôle est d’assurer le bon fonctionnement au quotidien de la faculté des Lettres à proximité des personnels et des étudiants et de piloter sa stratégie en lien avec l’université et les autres facultés. Mes responsabilités de directeur de l’UFR d’histoire et de vice-président chargé de la formation et de la scolarité m’ont permis ces dernières années de bien connaître Paris-Sorbonne, ses communautés, les champs disciplinaires de la faculté des Lettres et les différents sites sur lesquelles elle est implantée. En un mot, ma mission est de relever un défi humain : fédérer les femmes et les hommes qui constituent la faculté des Lettres de Sorbonne Université autour d’un projet partagé et compris.

Corinne Aubert. Je souhaite moi aussi fédérer notre communauté et construire avec elle cette nouvelle faculté. Il me parait également essentiel de faire vivre un dialogue de proximité avec les UFR. Nous allons ensemble définir et mettre en place les nouveaux modes de fonctionnement et les pratiques de la faculté en nous appuyant sur l'expérience des équipes précédentes, sur les étudiants et sur les compétences professionnelles des personnels. Je remercie d’ailleurs la communauté pour son soutien à notre projet et ressens une certaine fierté à l’idée qu’une femme ait été élue doyenne de la faculté.

Comment vos facultés vont se positionner dans ce nouvel ensemble ?

C.A. La faculté des sciences et ingénierie, ce n’est pas « l’UPMC moins la médecine ». Dans son périmètre, elle va avoir à gérer la programmation et la gestion de la recherche et des formations, la répartition des enveloppes budgétaires et des emplois. La faculté a un rôle à la fois opérationnel sur le terrain, et un rôle stratégique dans sa relation à l’université, sur la base du contrat d’objectifs et de moyens.

La faculté dispose d’une grande liberté d'actions dans le cadre de l’université. Pour autant, liberté ne veut pas dire isolement et repli sur soi, bien au contraire ! Tout en ayant son identité propre et en cultivant un sentiment d’appartenance, elle doit activement apporter sa contribution à la vie de l’établissement.

A.T. Les équipes de Paris-Sorbonne travaillent depuis une dizaine d’années avec celles de l’UPMC. À plusieurs reprises, j’ai pu me rendre compte combien nos collègues étaient très demandeurs de l’apport des sciences humaines et sociales pour éclairer les enjeux scientifiques et médicaux. Nous sommes à un moment de l’histoire où toutes les disciplines ont besoin les unes des autres. Je forme le vœu que le droit et les sciences économiques nous rejoignent pour que cet ensemble soit parfaitement pluridisciplinaire !

 

Quels sont vos priorités pour les prochains mois ?

A.T. La première est de rassurer les personnels, parfois inquiets par ces transformations. Je veillerai à donner du temps pour mettre en place une nouvelle organisation assurant la stabilité éducative et intellectuelle dans un contexte de réformes multiples. Par ailleurs, quatre priorités constituent ma feuille de route : la rénovation pédagogique avec une place importante donnée à l’innovation, le soutien à la recherche grâce à de nouvelles ressources financière dont l’Idex, le développement des coopérations internationales en tenant compte de la nouvelle géographie scientifique et pédagogique mondiale (Chine, Mexique, Brésil, etc.) et la rénovation des systèmes d’information en lien avec le niveau universitaire.

C.A. Plusieurs chantiers nous attendent dès la rentrée de janvier. Dans ce contexte, je dois tout d’abord m'entourer d'une équipe resserrée et compétente, composée notamment de cinq vice-doyens. Par ailleurs, nous allons entrer dans le très concret sans attendre, puisque nous devons identifier et définir les attendus des cursus de la faculté des sciences et ingénierie, dans le cadre de la réforme nationale du système admission post-bac (APB).

La faculté doit, enfin, participer activement au travail d’élaboration du contrat d’établissement dès le premier trimestre 2018. C’est un moment important pour l’avenir de notre université et de notre faculté.

 

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